Vous n'êtes pas identifié.
J’étais la fille
Qui rêvait d’humanité.
Quand on est dans l’animation.
On a tous un compte à régler
Avec l’enfance.
Telle était peut être mon ambition
Te faire croire
Que t’as une chance,
Te redonner confiance
Malgré les carences.
J’ai choisi
Le public jeunesse
Moins d’années,
Moins de fractures
Moins de blessures
Mais autant de social.
J’ai choisi
D’éduquer
Les enfants de demain
Les citoyens
De notre destin.
Oui éduquer,
Moi, je ne fais pas de la garderie
Comme on dit.
Je suis porteuse
De valeurs
De militantisme.
Et c’est pour ça
Que je t’ai choisi
Éducation populaire.
Pour que la culture
Soit accessible à tous
Quelque soit la route.
J'ai choisi un salaire
de misère
Et des postes galères.
Pendant cinq ans
J’ai dit nous,
En portant tes devises
Et aujourd’hui
Je me bats contre toi.
Enfin contre ton Délégué
Celui qu’est censé te représenter.
Non pas celui du personnel
Pas celui qu'est du coté des employés.
Le Délégué,
Celui qui n’a pas de valeur
Pas de cœur
Pas d’humanité.
Celui qui pourrit la chaine
De la fraternité.
De la camaraderie
Et de l’amitié.
Celui qui ne veut pas rompre
Mon contrat à l’amiable
Celui qui ne concilie pas
Quand j’ai la mort en face de moi
Celui qui ne comprend pas
Que je réalise mon plus grand projet d’accompagnement
Celui qui ne négocie pas
Le Jeu entre dans la Danse.
Alors, jouons,
Joutes verbales
En rafales.
La convention collective
Sous le bras,
L’internationale revisitée
Rien que pour toi.
Oui jme suis préparée
A te clasher.
Tu veux pas m’aider
Parce que tu te la joues
Grand chef
Avec tes cinquante salariés ?
Mais jte demande pas
De payer mon chômage
Pour me prélasser au Panama.
Je tente le compromis
Pour accompagner ma mère
En fin de vie.
Si j’ai des valeurs, je démissionne ?!!
Tu déraisonne.
Je ne brade pas mes idéaux
Pour quelques euros.
Tu veux une faute,
Tu veux que je t’insulte ?!!
Je te la donne
Façon animation ludique
Et militante.
A la craie, en couleur flashantes
J’écrit la phrase de Ché Guévara
Sur l’injustice.
C'est le précipice.
Devant mon crane rasé,
Mon sourire
A l’œil aiguisé
T’as cédé.
T’a accepté de me licencier
Pour abandon de poste
Après cinq mois de combat
Tout ça pour ça
Quelle est ma faute à moi
Vouloir être à ma place ?
Pourquoi personne,
Ne me soutient
Face à lui
Aucun appui.
J’ai envie de hurler
Au monde entier
Combien t’es un cono
Que t’en a fait morflés
Depuis des années.
Toi le Petit chef,
Au rang
Mal placé.
J’ai envie de te dégommer
De te rayer de la carte
Mais je m’écarte
Je pose carte sur table
Elle est même pas blanche.
Ma plume à nouveau
Se déhanche.
J’irais pas me griller
Mes dix années
A travailler.
Mais avec toi,
J’en ai pas fini de conté
Monsieur le Délégué.
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c'est bien d'evacuer par l'ecrit
des sales connards comme lui j'en ai connu et je crois que tout le monde en connait
le plus dur c'est de les eradiquer et là c'est pas gagné. surtout maintenant ou le taf devient denrée rare. mais au fond de toi tu sais que t'as rien a te reprocher et c'est ça l'essentiel, l'accompagnement de sa maman vaut tout l'amour et lui contre ça ne peu rien
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Merdi Nouga ! T'as rasion, mais j'ai tout un stock dans mon ventre pour Monsieur le Délégué !
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On dirait qu'une bonde a laché et que tu déverses plein de choses! Ca se sent que tu as encore à en dire, j'ai l'impression que ta colère remonte loin et que tu as encore de grosses plaies dans le coeur... (ou dans le ventre, comme tu dis)
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Ah Nicole, si j'étais une Bonde, ce serait comme dans la chanson de Jeanne Cherhal, " La station d'épuration " ! Oui, ça remonte de loin, du cœur, de la gorge, de la tête, du ventre ...
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