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Je le savais, je le savais!
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Lol maya !Il paraît qu'on est plus fort à plusieurs alors s'il y'en a d'autres qui veulent se joindre à nous !
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Ben oui, c'est ça le pari, inverser la courbe pour modifier la donne générale.
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+1 modestement
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C'est bon! j'ai retrouvé cette rubrique.
Une amie me l'avait conseillée, j'ai beaucoup aimé "La tresse" que vous avez peut-être lue vous aussi.
En Inde, en Sicile et au Canada. Trois destins de femmes, des "histoires qui tissent une tresse d'espoir et de solidarité".
De Laëtitia Colombani. Le livre de poche.
Dernière modification par Maya (30-01-2019 18:09:03)
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C'est marrant, c'est le 1er livre en français qu'à pu lire en entier Olga, elle était toute fière d'avoir tout compris de l'histoire
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Maya, j'ai failli l'emprunter à la médiathèque, si tu me le conseilles, le prochain coup je passerai à l'acte !
Sinon ces temps-ci j'ai relu Les âmes vagabondes de Stéphanie Meyer - moi qui n'aime pas ce style d'habitude cette fois j'ai aimé -, La nuit des temps de Barjavel - que j'avais complètement oublié depuis ma folle jeunesse mais qui vaut le coup d'être relu -, puis L'amant de Duras, cette fois-ci la version originale, que je n'ai pas plus aimée que la version scénarisée dont j'avais parlé il y a quelque temps.
J'ai aussi lu Les enfants après eux, le dernier Goncourt, que j'ai moyennement apprécié mais que mon compagnon a adoré. Et puis plein d'autres trucs, comme la série policière de Louise Penny que j'ai découverte avec notamment La faille en toute chose, les histoires se passent autour de Montréal.
Dernière modification par SylvA (07-02-2019 16:14:48)
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La nuit des temps ...
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« Comme un enfant perdu » écrit par Renaud était depuis longtemps sur une étagère, presque oublié. Sans doute la déception que j'avais ressentie lors du concert à Dunkerque y était-elle pour quelque chose. En fait je n'aurais pas dû. Je n'aurais pas dû car lire la vie de Renaud racontée par lui-même avec sincérité m'a réconcilié en quelque sorte avec lui. Je comprends mieux pourquoi il est ce qu'il est en découvrant les racines profondes de son mal-être. C'est un bonheur aussi de retrouver quelques uns de ces textes replacés dans leur contexte. Il y parle aussi de son rôle dans « Germinal », du lien qu'il fait avec son grand père maternel mineur de fond syndicaliste, communiste. Je me reconnais si bien dans cet univers. Je repense à mon cher papa. Extrait : « Six mois, largement le temps de connaître tous les figurants par leur petit nom. J'organise des fêtes presque tous les soirs, champagne et tout, et la moitié de mon cachet y passe. L'autre moitié, je la donne à un gars, un ancien mineur qui arrive un matin décomposé sur le tournage : sa maison a brûlé dans la nuit, il a tout perdu.. » Autre extrait : « Je te souhaite de payer un jour cent briques aux impôts, mon pote, parce que ça voudra dire que tu en as gagné deux cents. Tu verras, payer beaucoup d'impôts, ce n'est pas un problème. » Je l'aime.
« Ce pays que tu ne connais pas » de François Ruffin est lu aussitôt acheté, lu d'une traite. Je suis tour à tour traversée par la tristesse, la colère, la honte et la fierté. Ne passez pas à côté de cette lecture que vous appréciez ou non de premier abord l'auteur! Pas facile de choisir des extraits tant tout le livre est fort. Voici quelques commentaires d'auteurs, philosophes,...:
« "Ce livre de François Ruffin, c’est pour moi la réponse à la question : que peut faire la littérature face à l’injustice du monde ici et maintenant ? D’abord donner à entendre ce que les gens vivent." - Annie Ernaux, écrivaine.
"François Ruffin ne fait pas de la politique avec des idées mais avec des hommes : il est du parti des gens et des choses. Quand il parle de la misère, ça n’est pas comme une idée, mais comme un enfer vécu par des gens simples et modestes." - Michel Onfray, philosophe.
"François Ruffin est monté en première ligne de la bataille qui se mène chaque jour sur les ronds-points. C'est en correspondant de guerre qu'il nous fait entendre ces voix qui nous sont précieuses." - Gérard Mordillat, cinéaste, écrivain.
"Un texte très fort, qui va faire très mal à l'intéressé. Tous les mots que François Ruffin a su trouver pour tricoter ensemble l'imposture personnelle d'Emmanuel Macron et celle de l'oligarchie qui l'a fait roi, nous les faisons nôtres." - Monique Pinçon-Charlot et Michel Pinçon, sociologue.
"Dans ce livre drôle et émouvant, François Ruffin nous conte des vies d'hommes et de femmes ordinaires en parallèle à celle de notre président. Cela permet de saisir qu'il y a deux manières d'être ordinaire. Une manière qui nous ressemble à tous, qui est la possibilité de la démocratie et la marque de l'universel. Et une manière qui ne ressemble qu'à quelques-uns, et qui relève de la dérogation, d'un petit folklore haut-perché." - Eric Vuillard, écrivain.
" Ce livre est encore une adresse, rugueuse, rageuse au président Macron, une relecture à charge de son curriculum comme parcours d’allégeances aux plus puissants, comme un lent apprentissage du mépris social.
Ce livre est tout cela certes, mais surtout pour moi un livre sur la honte, ou plutôt même sur le passage des hontes et l’alchimie de ce passage, la lente transformation de la honte-tristesse en honte-colère, transformation dont il n’est pas exagéré de dire qu’elle est la condition éthique de tout mouvement populaire consistant. Cette transmutation des affects est le cœur inaperçu de la dynamique révolutionnaire. Ici le livre de François Ruffin lève un voile." - Frédéric Gros, philosophe.
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ça donne envie, merci bien Maya
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Merci Maya. Tu nous raconte ça avec tellement de passion et de conviction que tu en es touchante. Et du coup " ça donne envie" comme dit Nicole.
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"Dans les prairies étoilées" de Marie-Sabine Roger (auteure de "bon rétablissement" "la tête en friche" etc
Celui là parle de deuil, de création, de créateur et de sa créature, comment un auteur surmonte le brutal décès d'un ami proche qui lui servait de modèle pour un personnage de BD. ça parle d'amour aussi, beaucoup, de whiskies écossais et d'amitiés diverses.
Très bien écrit comme d'habitude, et presque illustré, car l'auteure décrit les dessins de son personnage.
Je l'avais lu il y a 1 an juste après la mort de mon ami, stupéfaite d'y trouver à la fois la perte et l'Ecosse.
J'ai voulu le reprendre à la bibliothèque, vive mes neurones qui partent, car j'ai redécouvert plein de choses.
Et je viens de faire des recherches sur elle, elle habite depuis quelques années en Charente !! pas loin du tout de chez moi !
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Maya, j'ai été très déçue par "la tresse" (voir le 30/01 ci-dessus)... L'idée n'est pas mauvaise, mais j'ai trouvé l'écriture trop "simple", et il y a trop de bons sentiments à mon goût...
Mais j'ai bien aimé "orgueil et préjugés" de Jane Austen (je replonge dans les classiques en ce début d'année).
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Merci SylvA pour le retour!
J'ai pris note de vos propositions dans le petit carnet dédié.
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L'odyssée de Daniel Mendelsohn, avec comme sous-titre "un père, un fils, une épopée".
Un bouquin extraordinaire, dans la catégorie "lecture assez exigeante". Un parallèle entre la vie de l'auteur et l'Odyssée d'Homère, très littéraire, très intéressant. Je pense que je vais me l'acheter, une seconde lecture ne fera pas de mal...
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Je suis en train de lire un polar assez stupéfiant sur notre ultra dépendance à Internet dans tous les domaines.
Le Président a disparu de Bill Clinton et James Patterson (oui oui le vrai ancien président des Etats Unis).
Ce n'est pas le polar du siècle mais c'est ultra prenant.
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C'est marrant qu'il écrive !
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Je viens de lire le dernier Virginie Grimaldi, Quand nos souvenirs viendront danser. Je l'ai commencé hier soir et terminé ce matin. C'est beau, on sourit, on rit, on pleure aussi.
A lire comme tous les autres de V. Grimaldi.
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Il faut que j'en lise !
Je viens de finir "isidore et les autres" Camille Bordas, l'histoire d'un petit garçon qui se sent à part dans une famille de surdoués, que j'ai trouvé très touchante
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Ma dernière lecture : « Shiftas » (désigne en Erythrée, en Etiopie, en Somalie et dans d'autres pays d'Afrique de l'Est un bandit, un hors-la loi) de Léonard Vincent, ce journaliste captivant que j'ai découvert au lancement de « Le Média » et durant toute la saison 1 avec un plaisir toujours renouvelé.
Je suis encore là-bas dans cet univers ou plutôt ces univers qui m'étaient étrangers. Emportée par les héros malgré eux d'une aventure extraordinaire. Pour moi une sorte de conte moderne aux personnages et décors si bien dessinés que je ne les oublierai pas de sitôt. Des descriptions si prenantes qu'on ressent presque les bruits, les odeurs. Un roman dont je revisite tel ou tel passage pour le plaisir de me replonger dans les mots, les phrases et m'assurer de n'avoir rien raté de leur profondeur. Vraiment une belle découverte !
« Echoués à Mogadiscio, un déserteur érythréen, le cuistot marseillais d'un pétrolier en rade et un berger somali fraternisent. Lorsqu'ils apprennent la mort d'un chef djihadiste bien connu qui a planqué une fortune dans une ferme abandonnée, ils se lancent dans une course au trésor rocambolesque qui sera pour chacun l'occasion d'accomplir sa révolution. Cette cavale des trois pieds-nickelés, sur fond de déménagement perpétuel du monde, a des allures de farce tragique. C'est aussi un éloge de la fuite et de l'amitié, une ode aux déclassés de la mondialisation, portés par l'écriture habitée de Léonard Vincent. »
« Journaliste à RFI, il est notamment l'auteur des « Erythréens » (Rivages, 2012) et d' »Athènes ne donne rien » (Equateurs, 2014).
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ça donne envie, merci
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Je viens de finir chez XO "Tu verras maman, tu seras bien" de Jean Arcelin qui a délaissé son poste dans la vente de voiture de luxe pour occuper celui de directeur d'Hépad. Le déclic a été le décès de sa grand mère dans son Hépad de Ploubalay.
C'est un témoignage très fort, qui fait quelquefois froid dans le dos, ou qui émeut et réchauffe le coeur.
Il parle d'humains, de ce qu'il faudrait faire, et de ce qui est fait, par exemple faire manger 4 repas par jour aux résidents avec seulement....4,35
Alors qu'en 2 ans la rentabilité de certains groupe a bondit de 400% et que chaque résident paye plus de 3000 par mois.
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je connais le sujet c'est scandaleux , mais l'état a tout fait pour favoriser le privé à s'engouffrer dans cette branche très juteuse
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En effet. Je comprends que lire un tel témoignage t'ait aussi réchauffé le cœur. Hier je discutais avec une amie d'Auxerre qui avait beaucoup de bien à dire de l'accueil d'un EPHAD public où est accueilli sa maman. Contrairement à un autre, privé, qui lui avait laissé une impression plus que désagréable.
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Pour Tempus, il y a cette discussion là aussi,sur les livres.
Et je viens de trouver un livre que j'ai adoré, peut être le connaissez vous déjà, parce qu'il n'est pas récent.
84, charing cross Road de Helene Hanff
Livre épistolaire entre une américaine passionnée de littérature qui cherche à acheter des livres d'occasion et une librairie de Londres, juste après la guerre.
Ce sont les vrais lettres échangées pendant 20 ans, et elles sont délicieuses !
ce livre "rappelle avec une délicatesse infinie toute la place que prennent dans notre vie les livres et les libraires"
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Merci beaucoup Nicole
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Je suis en train de lire Anne Marie Garat "la nuit atlantique" je ne connaissais pas du tout cette autrice, son style coupe le souffle !
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Je pense souvent à toi Nicole quand je lis John Irving parce que tu m'avais conseille et c'est mon auteur préféré
Pendant le confinement j'ai beaucoup lu ça m'a fait très plaisir !
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Bonjour
Je vous ai dit que j'étais soumis à une clause de confidentialité.
J'ai lu environ 2 à 3 livres par semaines. Et je ne peux en parler avant qu'ils ne soient officiellement annoncés. C'est le cas pour l'un deux et ça tombe bien, car c'est celui dont j'avais vraiment le plus envie de parler.
À paraitre le 20/08/2020
Je dois dire que lorsque je l'ai lu il n'était pas passé à la correction et que donc au départ j'étais sur ma réserve. Mais dès les premières pages, j'ai su que j'avais l'épreuve d'un texte fort. J'ai pris un claque.
Le sujet est quelque chose que nous connaissons (au moins ma génération), mais que nous avons tendance à ignorer à écarter. Je sais et je savais que je lisais un roman. Mais, si ça n'avait pas été écrit en toutes lettres, même écrit en toutes lettres... Le propos de l'héroïne est si vrai, si rugueux que toute la réalité de sa biographie avec ce qu'elle englobe était présentement imposée. Comme si on m'ouvrait les yeux. On connait tous la grande tragédie qui a marqué l'Europe du XX°. Dans cette tragédie, il y en a eu beaucoup d'autres plus personnelles; plus ou moins occultées par l'histoire avec un grand H. Celle de notre héroïne est l'essence même de cette histoire avec un grand H. Et pourtant ce texte nous met face à l'évidence, nous avons tous fermé les yeux sur ce point.
Ce texte qui explore l'identité de l'héroïne est une longue enquête qui maintient sur le qui-vive. On a envie qu'elle aboutisse. On se prend à vibrer lorsqu'un dénouement approche. Mais la chape de l'histoire ne se montrera-t-elle pas encore la plus forte.
Probablement un des textes des plus marquants que j'ai lu depuis longtemps.
La race des orphelins - Oscar Lalo
A+JYT
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