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Puisque quelque uns des derniers textes postés (MMA et Moonz notamment) incitent à philosopher, et que philosopher consiste avant tout à se poser des questions (pour briser la réflexion congelée et les réponses toute faites), je tiens à apporter quelques questions au débat
Qui suis-je ?
Est-on tel que l’on naît, ou ce que l’on devient
Au gré d’une existence ? Faut-il croire au destin ?
Identité j’entends, mais en a-t-on vraiment,
N’use-t-on pas davantage de « je » contingents ?
Entre inné et acquis, moi j’avance à tâtons,
L’ombre de mes ancêtres, épouse-t-elle mes talons
ou guident-ils ma vie, par les gènes transmis...
Filiation culturelle ou fait de biologie ?
Suis-je à l’image de mon père, ou sa face inversée ?
Comment me définir, hors de l’altérité ?
L’image qu’ont mes amis, ou celle de mes parents ?
Suis-je le même aujourd’hui, que j’étais jeune enfant ?
Ma personnalité est-elle vraiment figée ?
Comment faut-il s’y prendre pour pouvoir la forger ?
Je me connais trop mal, comme tant d’autres sûrement.
Je voudrais qu’on m’explique, qui je suis à présent...
MC Boulette
Dernière modification par MC Boulette (14-08-2014 15:10:21)
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euh... moi je suis pas sûr d'être l'homme pour un défi de ce genre..
Mais si c'est une invitation à écrire, juste sur ça, merci je cherchais l'inspiration
et elle me vient en autre aussi avec ces mots rimés.
Ah!! l'inné et l'acquis, j'ai souvent des discussions là dessus, ayant 2 enfants qui se ressemblent comme le jour et la nuit, un comme la mère, l'autre comme le père, mais pourtant élevés pareils.. du moins il me semble, bien que le regard porté sur eux tout bébé ait différé.
Je crois que l'on est au départ fait des gênes (on dit que les chiens ne font pas des chats) puis ensuite forgés par le regard des parents, ou de ce que l'on croit être leur demande.
Puis par les rencontres, les reflexions, et ce qu'on en tire.
Au final je crois que l'on est rien sans les autres...
mais il faut se méfier aussi de ce qu'on pense connaitre de quelqu'un qui se croit obligé de renvoyer une image souriante... je pense à Robin Williams, roi des clowns, et pourtant abdiquant...
j'ai lu une phrase un jour "Je ne mens jamais, sauf des fois quand je souris"
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Lol, non Moonz aucun défi... bien au contraire
Juste des questions lancées pèle-mèle suite aux réflexions inspirées par vos textes.
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Très belle la dernière phrase que tu cites Nicole, vmt!
Et je suis assez en phase avec tes propos précédents. Je pense ainsi qu'il n'existe pas de réponse unique et crois relativement peu au concept même d'identité (que celle-ci résulte de facteurs génétiques ou environnementaux), qui renverait à quelque chose d'immuable.
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si j'étais dans la facilité je t'envoie ceci mais comme tu connais je te le rend juste.
c'est un beau texte et savant qui plus est.
"J’ai traversé le monde, je suis parti à son écoute,
vu qu’il paraît qu’la terre est ronde, j’ai tracé droit en avant toute,
avec mes ailes de colombe, je me suis fait shooter par l’doute,
je suis la voix des hommes qui grondent, et ceci est mon carnet d’route :
J’ai d’abord fait les pays d’l’est, y’avait de quoi être optimiste,
malgré la pauvreté qui reste, on s’est remis des communistes,
mais des ultra nationalistes imposent encore la loi du sang,
ils sont armés et activistes, à croire que l’homme slave descend,
d’ancêtres ennemis car d’autres ethnies, qui ont grandi juste à côté,
certains sont proches de la Russie, les autres se disent colonisés,
des Balkans jusqu’au Caucase, qu’les russes pilonnent à chaque occase,
j’ai vu qu’on peut péter une case, pour du pétrole ou pour du gaz.
J’ai continué jusqu’à Moscou, où j’ai pris peur face aux milices,
ces groupes d’hommes armés et fous, avec des gouvernants complices,
c’est une spirale de violence, et il n’y a pas qu’la Tchétchénie,
y’a qu’à voir la recrue d’essence, d’hommes tués par xénophobie.
J’ai donc fuit jusqu’en Asie, avec mon carnet d’route taché,
par le sang mis en Russie sur les pages de mon cahier,
voulant me réfugier en Chine, en passant par la Mongolie,
j’y ai vu des villages sublimes, dans ces montagnes qu’on oublie,
Mais j’ai aussi vu des contrastes, qui m’ont percuté de plein fouet,
des classes sociales qui comme des castes s’ignoraient quand elles se croisaient,
la Chine avance à deux vitesses, dans un putain de grand écart,
le dragon conserve ses richesses, loin d’ses provinces qui perdent espoir,
j’ai noirci les pages du carnet, par des témoignages vibrants
de paysans pas loin d’canner, mais qui semblaient encore vivants,
mais jusqu’à quand je me l’demande, la Chine pourra maintenir le cap,
entre Pékin et no man’s land, il faudra bien que ça éclate!
Mais moi j’ai fuit avant cela, car j’ai avancé jusqu’en Inde,
et de Delhi à Calcutta, j’y ai vu des trucs de dingue,
puis j’ai atteint le Pakistan, son frère ennemi car musulman,
avant de rejoindre l’Iran, pour découvrir le proche orient.
Mon carnet d’route fut saturé, car j’ai vécu sous la tension,
c’est une région si agité, qu’il faut sans cesse faire attention,
pourtant berceau des religions, c’est une région de damnation,
où le pétrole coule à foison, source de fric et d’perversion.
A cet instant du voyage, je n’avais déjà plus la foi,
en l’Humain car les ravages précédèrent partout mes pas,
mon carnet d’route taché de sang, s’imposait comme le bilan,
la liste noire d’vices indécents, qui sévissent sur les continents.
Une fois arrivé en Afrique, la famine et les guerres civiles,
donnèrent une tournure chaotique, à ce voyage bien difficile,
car j’y ai vu des africains, qui pataugeaient dans la merde,
sous la sécheresse crevant la faim, sans perspective de remède,
j’y ai croisé des frères français, anglais russes ou bien chinois,
Venus exporter c’qu’il restait, comme ressources à ces états,
ce commerce m’a écœuré, mon carnet d’route devint épais,
tout le G8 est concerné, par l’Afrique et par ses plaies,
J’étais donc parti voir le monde, en quête d’amour et d’découvertes,
mais je ne pus finir la ronde, tellement c’que j’vis m’emplis la tête,
je ne pus rejoindre l’Amérique, j’en pouvais plus d’réaliser,
à quel point c’monde anarchique, j’avais pu l’idéaliser,
Je mis un terme à mon voyage, en même tant qu’à mes espoirs,
et sans faire dans le présage, voici le sens de mon histoire :
Fini les ailes de colombe, mon carnet d’route est carnet d’doute,
face à la voix des hommes qui grondent, il serait temps qu’le nord écoute !"
et je suis pour être clair: sans voix. Le truc en plus c'est que j'ai passé la matinée à réécouter Brother in arms en cogitant et tes mots ont du sens sous cette angle aussi.
Ce qui fait que : savoir qui je suis c'est dans ma tête:
"Si je suis capable de porter un regard sur le monde sans le filtre de ma propre histoire alors c'est que je ne suis pas lier au monde et donc..." pour reprendre les mots de ekimoz: "[...]Personne n'a envie de voir à quel point je suis mort, je les comprends, c'est évident, Je n'ai pas voulu faire partie des vivants, parce que je connais déjà la musique.[...]
Mais vouloir n'est pas pouvoir, et peut-être que vouloir vivre c'est déjà renier le faite de l'être.
je me prends la tête, mais en fait quand on réfléchit c'est beaucoup de fois en remontant vers le sens d'une chose qu'on fait nos démarches:
mais les perspectives ne sont pas aussi vaste, que dans le sens inverse........ ce qui ne veut rien dire mais qui me fait rire.
Dernière modification par MoonZ (14-08-2014 16:07:34)
héhé, que de questions Moonz et je n'ai pas le moindre commencement de réponse. En même temps je ne suis pas sur d'avoir tout saisi (j'en suis même sur), lol
Je tiens à te dire que, de mon côté, j'ai cogité ce matin sur un bout de phrase de toi: "j'écris à la craie". ça m'a évoqué le côté humble de celui qui écrit, sans prétention que ses écrits restent et sans même vouloir figer sa pensée (puisque la craie s'efface d'un seul coup de chiffon). Et j'aime cette idée.
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je sais pas au final c'est ça sa sonne et sa crispe comme sur un tableau, je déteste le tapotement de la craie scolaire, aussi, mais c'est avec la craie qu'on écrit les premiers mots de notre vie. et pour moi c'est important.
Moonz, ton lien tombe sur le sommaire de l'index des textes...
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merci nicole.
Joli texte, j'ai pas de réponses non plus, le fait d'y penser est peut être un état de conscience, ou pas!
Il n'y a pas de recette miracle, on est comme on est au final, mais je ne crois pas que ce soit irréversible!
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Alors c'est que nous ne sommes pas figés et que le problème n'est pas dans que faire, mais comment.. et donc j'imagine cela comme un acte d'écrire. et le simple fait de sentir ça me donne envie de voir plus loin et si c'est triste au fond parce que rien d'autre ne détourne l'attention, je sais que j'ai une voie à suivre qui me donne du sens, parce que je me fige pas.
et c'est une autre façon de dire: que ça n'a peut-être aucune importance de vouloir répondre à ça dans un monde comme celui-ci, mais je m'en fous.
Dernière modification par MoonZ (14-08-2014 16:21:52)
Beaucoup de questions qui resteront sans réponses lol
Mon idée est que nous avons un capital inné et que nos expériences nous apportent l'acqui, nous font avancer ou reculer en fonction des bonnes et mauvaises
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